Les balades de farfa II

samedi 4 août 2012

Falmouth => Salcombe

The light house of
Eddystones Rocks


   Juste avant le départ, et son p'tit dej' symbolique sur un truc qui bouge tout le temps, les renseignements météo n'étaient pas terribles : pluie et averses pour la journée et le lendemain, vent de Sud-ouest en attendant la bascule très attendue du jour d'après; ce constat me fut confirmé le quart d'heure suivant par une belle averse orageuse.
   Redescendant Fal River, je fis un essai moteur "à fond" pour valider et vérifier les performances de mon moteur + hélice maxpro + réparation de la sortie des gaz d’échappement fait il y a quelques mois. Le résultat fit sans surprise : si on pousse les gaz à fond, ou plutôt si met la manette des gaz au maximum, le régime pris pas le moteur est 2400 tours et la vitesse 6,4 noeuds. Mon nouveau compromis moteur + hélice permet de gagner de la vitesse à mi régime, avec 4 noeuds à 1500 tours et déjà 5 noeuds à un peu plus de 1800 tours, les 6 noeuds sont atteints dès 2100 tours, mais après la puissance du moteur ne peut plus être retransmise par l'hélice; et tout se stabilise à 6.4 noeuds; avec l'ancienne hélice, j'arrivais à 7 noeuds, mais à 3000 tours, et à 2000 tours j'étais à un noeud de moins.

   Passant assez prêt devant de Blacks Rocks, ce rocher qui garde l'entrée de Falmouth, sous une nouvelle pluie orageuse, j'écrivais dans mon journal de bord  "Mais qu'est ce que je fait là ?".



  
   Et quand je me retrouve en plein hiver, à visionner ces vidéos ou à voir ces photos, je me pose, assis ou allongé sur un canapé à deux pas de la tour Eiffel (enfin suffisamment prêt pour admirer le "phare", la lumière tournante de cette tour qui éclaire et illumine la vaste plaine de la ville de Paris) cette même question existentielle :" Mais qu'est ce je faisais la-bas ?"; et bien je ne regrette plus du tout ces averses, ces tourments météorologiques qui sur le coût m'avaient donnés cette sensation bizarre et compréhensible que je perdais mon temps sur un voilier au milieu de la baie entre Falmouth et Salcombe.

   Pour cette journée de nav', le but principal n'était pas Salcombe, ce port n'était que l'arrivée de la journée. Le vrai but était le phare d'Eddystone; pourquoi ? D'abord parce qu'il fut et restera le premier "phare en mer" c'est à dire phare, bâtiment construit par des hommes, situé en un endroit toujours entouré d'eau. Ce phare fut aussi l'objet d'une peinture, d'un dessin de Victor Hugo dont j'ai eu la chance d'avoir une des gravures originales; tout pour faire de cette construction un "must see" pour moi. 
   J'étais déjà passé plusieurs fois trop loin de phare pour le voir de mes yeux; et en ce matin maussade et pluvieux, cet objectif fondamentale m'habitait : je devais voir le phare d'Eddystone; et je mis le cap sur lui, en une ligne droite et directe.




   Ce fut encore une très belle nav', dans une superbe après-midi, avec un vent de 12-14 noeuds, une vitesse toujours au dessus de 5 noeuds, et un bateau bercé par une longue houle de Sud-Ouest; parfois le vent forcissait un peu, montant vers les 16 noeuds, mon farfa montait à 6 noeuds, le Phare d'Eddystone se rapprochait.
   Sur les photos en approche ci-dessous, les lecteurs vont remarquer qu'en plus du phare il y a un moignon un demi-phare devant.

Le plus ancien phare en mer du monde
   C'est qu'il y a eu QUATRE phares construits a cet emplacement, sur cet écueil appelé "Eddystone Rocks", avant que le quatrième résiste enfin et devienne, on l'espère, éternelle, le phare décapité que l'on voit est la tour de Smeaton, le phare numéro trois, trop solide pour être détruit mais pas assez résistant pour une des tempêtes de la fin du XIX siècle.
   Enfin j'étais heureux de voir de si prêt ce phare si mythique.


      Il est dit que la conception et construction du phare actuel (dit de Douglas du nom de son ingénieur) date de 1882, chapeau pour la qualité du travail. Allez encore quelques tofs:






   D'accord avec moi ? 


On ne se lasse jamais du spectacle
de ces grands phares en mer.

   Et la nav' continuait, une belle journée avec la traversée d'une bonne partie de la Cornwall britannique; j'arrivais en vue de Salcombe vers 19 heures, un horaire beaucoup sain que la dernière fois où j'étais arrivé vers une heure du matin. J'ai du faire +/- 50 nautiques durant cette journée, une belle moyenne avec un vent portant de Sud Ouest de 14 noeuds en moyenne, et une houle régulièrement irrégulière qui m'a fait noté : "cela roule dure".
  La grand voile fut affalé, de manière à passer le seuil, appelée The Bar, calmement et bien visualiser le passage; car on passe de 20 mètres à 4 mètres très vite.


   J'ai rejoint le milieu de la rivière, et comme tous les corps morts, j'ai planté la pioche à un endroit dont  je pensais qui'l était OK; et j'ai vite pris mini farfa pour m'en aller quérir un bon pub.
   Surprise au retour, farfa avait été déplacé sur un corps mort, le mouillage remonté et soigneusement rangé; cela voulait que le Harbour Master avait considéré mon ancrage comme fautif... On verra demain.

vendredi 3 août 2012

Hellford => Falmouth

Dans la boue jusqu'aux genoux


   Après avoir été réveillé (gentiment) par le harbour master et lui avoir donnée 20 € (oui des €, les anglais les acceptent très bien en paiement surtout quand ils peuvent appliquer un taux de change "sauvage"), je pris la météo et fis des calculs de marée: les deux options (Brest ou Salcombe) étaient possibles; mais le départ, le retour, devait avoir lieu avec un départ le Dimanche 5 Août dans 48 heures.
   A 11 heures, direction la terre, le club house d'Hellford River a droit à des louanges dans le guide Cunliffe; je vais aussi à terre pour (non cela n'est pas une blague) refaire le plein de mes bouteilles d'eau ! En effet, sur farfa, l'eau du grand réservoir placé sous la couchette tribord, qui contient près de 200 litres d'eau, ne sert qu'à la toilette, à la vaisselle ...etc... Mais l'eau de boisson est conservée dans des bouteilles d'eau minérale que je remplis plusieurs fois avant de les changer pour des neuves. Et ce matin, je n'avais presque plus d'eau de boisson. Je suis parti avec mon grand sac rempli de bouteilles vides en direction du robinet salvateur. Et oui, sur farfa la consommation d'eau douce est très élevée, on ne rigole pas sur la deshydratation, c'est vrai.


Les pontons d'escale du yacht club
 Et puis je suis parti me balader, mais ces endroits sont délicieusement minuscules et, en moins d'un quart d'heure, je me suis retrouver au pub d'hier soir; cette route a un passage étonnant avec un pont pour piéton à coté d'un gué pour voiture; voir ci-dessous:


    Les voitures doivent se mouiller les pneus dans 10 à 20 centimètres d'eau douce d'une petite rivière qui se jette dans la Hellford River; enfin, j'écris eau douce, mais que se passe-t-il en case de marées de vives eaux ? Elle doit finir par avoir un goût salé, cette rivière. La photo suivante a été prise du pont piéton; on peut remarquer dans le lit de la rivière à marée basse, une moto-side-car plus ou moins aquatique; bizarre.


  
    Enfin, cela fait un endroit vraiment charmant à découvrir. Continuant ma route, je trouvais une minuscule épicerie dont je dévalisais le stock de (huit) Carlberg; il fallait penser aux provisions du retour. Direction le yacht club pour un splendide déjeuner: prawns en entrée et burger en plat principal, plus la bière spéciale du pub.


   Vers 14h30, je devais rejoindre farfa pour partir à Falmouth; et oui, la décision était prise, le retour serait Est puis Sud, Falmouth => Salcombe => France. Le plan était de remonter la rivière Fal le plus haut, le plus loin, possible; et d'y planter la pioche. Je savais que la marée basse était atteinte, et cela était une marée de vive eaux; j'avais eu tout le loisir de voir la mer se retirer durant mon repas; que faire......

    
   Voyons, voyons cette belle étendue de vase assez molle; devrais-je attendre 2 à 3 heures que la marée remonte ? Cela allait mettre du désordre dans le planning de la suite de la journée, décaler l'arrivée à Falmouth et/ou  empêcher la remontée de la rivière Fal.
   Et bien, prenant mon courage à deux mains, ou à deux pieds vu la situation, j'ai pris la décision extrême de tenter le coup, d'essayer de revenir à mon voilier par mes propres moyens; pour cela il me suffisait de marcher sur, dans cette vase pendant 200 mètres pas plus; bon d'accord, j'allais m'enfoncer un peu dedans mais enfin, le cap'tain courageux en avait connu d'autres.
     Il faut imaginer la scène: moi, le matelot inoxydable, ayant retiré ses chaussures pour mieux "marcher" dans une soupe composée de 10% de sable et 90% de vase, entraînant, tirant, halant, mini farfa avec le bout d'ammarage passé sur l'épaule; progressant à travers cette épaisse couche de sédiments, cherchant son équilibre à chaque seconde avec des jambes qui s’enfonçaient dans la vase d'une manière imprévisible, haletant sous l'effort tout en étant persuadé qu'il était inutile et vain d’espérer un quelconque réconfort dans une pause et une attente au milieu de ce trajet maléfique.
   Les jambes, les bras et le corps bientôt à l'unisson de cette boue vaseuse, je progressais dans l'effort, pas après pas; devant moi, mon regard était obnubilée par la mer, le flot, l'eau qui se rapprochait doucement; cette surface aqueuse qui allait me permettre de monter sur min farfa. Tout cela était-il calme et sans douleur ? Et non, rapidement je me rendis compte que cette vase molle et nourricière pour de si nombreux animaux marins cachait aussi des pièges, obstacles durs et tranchants pour mes pieds nus; ami lecteur, ne fait jamais confiance à ces surfaces si moles.
   Enfin, tout calvaire, surtout quand celui ci est plus ou moins volontaire, a une fin; et, à force d'efforts j 'arrivais à rejoindre le fleuve, la mer, un endroit avec 10 centimètres d'eau qui permettait à mini farfa de flotter et à moi d'avancer mille fois plus vite en nageant des deux bras; une fois à bord, le matelot fut lavé, le mieux que les moyens du bord le permettait, les petites scarifications de la peau soignés, et tout fut près pour l'objectif qui avait été la source de cet effort, aller remonter, au moteur, la rivière Fal au plus haut, le plus en amont possible.
   Départ dans la foulée, sous génois seul; il ne doit pas y avoir plus de 5 nautiques entre Hellford River et Fal River, pas la peine de perdre du temps à hisser la grand-voile pour l'affaler peu de temps après; très belle goélette repéré en sortant de Hellford, voir ci-dessous:


        
   La vraie surprise fut de constater, alors que je dirigeais nonchalamment vers Fal River, que cette goélette avait établi ses voiles et, ayant adopté un cap parallèle au mien, elle me rattrapais doucement.

   
   Et comme elle entrait dans Fal sous voiles, je me suis facilement convaincu que je le pouvait aussi le faire; l'entrée de de Fal River n'est pas très grand, mais quand même assez large, la roche du milieu est bien balisée, le reste est accore; j'entre donc à Fal River sous génois; et je vais le garder durant la première demi-heure de la remontée.
   Pourquoi remonter cette rivière ? Le guide Cunliffe m'avait intrigué en parlant de grands cargos qui profitaient de belles profondeurs d'eau en amont pour s'y ancrer en attendant des jours meilleurs; cette partie haute de rivière jouait le rôle de "cimetière des éléphants" pour bateaux de commerce en voie de déclassement.
   Bien avant de découvrir ces grands vaisseaux, je suis surpris par la pratique des pontons flottants; il y en a plusieurs, ils sont au milieu du fleuve et isolé de la terre, et payant pour accueillir une dizaine de bateaux.


Ponton d'accueil au milieu de la Fal River

   Tiens que voit-on au loin ? Et oui, les voila, deux vieux cargos, pas si vieux mais usagées, sont ancrées cote à cote pour le meilleur mais ans doute le pire : l'oubli.



   
   Je suis remonté aussi haut que j'ai pu, en cherchant un endroit pour mettre la pioche en sécurité, sans oublier que nous étions à PMVE, à la hauteur maximum et qu'il fallait imaginer ce que serait le mouillage six heures plus tard avec cinq mètres de moins sous la quille. Et justement, en haut de la rivière, il était évident que toutes les places acceptables avaient été monopolisées par des corps morts fixes, et qu'autour d'eux il ne restait que des endroits risquées pour les 160 centimètres de ma quille.




   Demi-tour vers l'aval et je rejoins un coin que j'avais repéré à l'aller, près d'un ferry qui a l'air d'être quasiment neuf, ou très bien entretenu, voir récent.




   Repas, dodo, à demain !

jeudi 2 août 2012

St Martin => Hellford River

Vers la Cornouaille Britannique


     Au revoir très belles îles de notre bout du monde ! L'ancre fut dérapé vers les 8 heures; et mon journal de bord me dit que cela fut fait à la voile, c'est à dire Grand Voile haute, sans moteur, avec un bateau qui repart dès que l'ancre a décroché du fond; pourquoi dit-on "déraper une ancre" ? Encore un autre mystère du langage maritime.
    Avec un vent de Sud-ouest bien établi de 12-14 noeuds, revenir vers la côte anglaise ne pose pas de problème, cap au 90°, allure largue à grand largue.


    
     Entre le vent portant et le courant de flot, la vitesse dépassait les 7 noeuds, et tout le monde est heureux ! Bon, il y avait aussi le croisement de la houle atlantique Nord-ouest et de celle du vent Sud-ouest qui faisait bien rouler farfa, et exigeait du matelot qu'il anticipe tout et se cramponne partout; on appelle cela une mer croisée, pour une fois le langage maritime est explicite.
     Quelle était ma destination ? Comme d'habitude, je partais d'un endroit sans avoir complètement, définitivement décide de mon point d'arrivée; serais-ce derrière Lands End ? Avec Newlynn ou Penzance ? Ou alors un peu plus loin ? Et pourrais-je passe Lizard et aller revoir Hellford River ? Suspense à bord de farfa.    
     Un peu après midi, je passait assez prêt de Wolf Rocks pour en faire une photo présentable, cf ci-dessous:


Wolf Rocks, un autre phare en mer
   
     En début d'après midi et satisfait de constater que farfa avançait très bien, le choix devint clair, cela serait Hellford qui me permettait de gagner de l'est vite et bien; quasiment de gagner une journée sur le planning; de plus, le soleil revenait. En fin d'après-midi, je pus empanner après le Cap Lizard et mettre le cap au 70° pour remonter vers l'entrée de la rivière tout en doublant les Manacles Rocks. 
    La bouée qui ces rochers est équipé d'une cloche, et celle ci oscille et sonne grâce au balancement que produit les vagues; sans doute un des plus anciens systèmes pour signaler un danger, que cela soit la nuit ou par brouillard; cet après-midi, je suis passé suffisamment près pour entendre très bien cette cloche sonner à toute volée.
   En rentrant dans Hellford River, le calme et la chaleur revint comme par enchantement,  alors qu'une heure auparavant j'étais secoué et avait mis le pantalon de ciré, je me retrouvais en T-shirt, au moteur remontant lentement une rivière ensoleillé.


   
    Et de nouveau, le spectacle toujours étonnant de ces voiliers, ces centaines de voiliers  soigneusement alignés sur leurs corps morts en de longues files régulières, me combla sur le sens marin de nos amis d'outre manche.
    Je pris un corps mort visiteur à 20h30, pas mécontent de la journée avec 55 nautiques en 12 heures; un pub ouvert en face, tenu par de nouveaux propriétaires jeunes, sympathiques et débordés par une très forte affluence estivale, me permit de me restaurer tout en imaginant quel pouvait être le chemin du retour. Est puis Sud par Salcombe ? Ou alors Sud puis Est pas la Bretagne, Roscof par exemple ? Faire une croisière estivale, cela veut aussi dire faire chauffer les neurones jusqu'à tard le soir; et durant ce repas je pris la décision ... de décider le lendemain matin.       

mercredi 1 août 2012

Old Grimsby Sound => St Martins


Un si tranquille mouillage

     Le matin, je vais dire au revoir à Jaoul, en effet nos chemins vont se séparer; la durée de sa croisière estivale se compte en mois (oups !!! 2 à à 3 mois) alors que la mienne est semaines et au grand maximum DEUX semaines; ainsi va la vie.
    Nous avons passé la majeure partie de notre discussion à entrevoir le moment de la bascule... Vous avez dit bascule ? En voila un terme de voileux ! Bascule veut dire que le va tourner; et la bascule que nous surveillons était celle qui devait faire passer le vent bien installé de sud ouest viré vers l'ouest et puis le Nord Ouest, Noroit comme on dit.
   Cette bascule devait me permettre de traverser la Manche sur un tapis roulant; et permettre à Jaoul de faire de même vers Ouessant et Molène; je lui fit part du fait que je n'avais pas encore pu dépasser Paimpol dans mes navigations avec farfa; et oui il me reste tant de belles choses à voir dans ce quadrilatère magique.

     L'objectif du jour était de rallier l'île de Saint Martin; le nouveau mouillage n'était éloigné que de 5 nautiques à vol d'oiseau. Je commençais pas faire un premier essai en essayant de passer au plus court, directement par Saint Helen Pool. 
   Mais j'avais été trop gourmand, et la marrée plutôt basse m'interdit de passer le seuil entre Old Grimsby et Helen Pool
Cela ne passait pas ....
   Demi tour et remontée au Nord pour sortir de Old Grimsby et passer par devant les îles pour replonger vers Saint Martin. Toute cette nav' se fera au moteur, il me faut aussi penser à recharger les batteries;  je retrouve, dans cette partie Nord des Scillys, des impressions identiques à celles d'il y a cinq ans: on touche vraiment du doigt les grandes houles océaniques.



     Et puis le tour par le Nord de Saint Martin se poursuit, le ciel est devenu chargé et me voici tout près de l'endroit que j'avais choisi sur la carte, dans le guide Rondeau pour planter la pioche; il y a deux petites baies, deux plages décrivant chacune un léger cercle et pouvant être qualifiées de baie. Celle de gauche est recommandé par le Rondeau; cependant, en arrivant, j'ai bien vu que plusieurs (en réalité TOUS) les voiliers à l'ancre était sur la baie de droite; entre ces deux baies quelques rochers.


    Le matelot, même solitaire, est une espèce grégaire, et je me suis mis du coté où tout le monde (enfin QUATRE autres voiliers) était; la pioche fut mise dans de très bonnes conditions.

     




Qu'il semble bien petit mon farfa
dans cette 
si grande baie.

     La suite de l'après-midi fut "as usual", aller à terre en nageant avec mini-farfa, chercher un endroit où manger: cela fut un un endroit assez spécial, pas vraiment restaurant, plutôt tea room, au menu, il n'y avait de comestible qu'une salade de crabes, et cela avec de la chance car c'était la dernière; mais cela fut une délicieuse salade ce crabe frais; Ah quelle patience faut-il avoir pour déchiqueter un crabe et en extraire cette chair délicatement filandreuse et tout à fait délicieuse !!
    Ce repas frugal et excellent se poursuivi par une belle balade pour rejoindre la côte est de l'île; je fut gêné au début par quelques averses, mais le voyage en valait la peine. Retour vers 17 heures, juste arrivé sur farfa, une vraie averse déversa ses trombes d'eau.   
     La suite fut grand dodo, car hélas, trois fois hélas, le terrible planning qui doit me ramener à Paris avait commencé son compte à rebours; et demain, il me fallait quitter les Scillys et commencer le long voyage de retour.          

mardi 31 juillet 2012

Old Grimsby Sound

Day off @ l'île de Tresco

     "Day off"; cela veut dire le matelot se repose, et il profite aussi de cette journée pour visiter; ce mardi fut donc un (deuxième aux Scillys) day off. Le réveil fut ainsi langoureusement proche de midi, vers les 11 heures (et oui, faire de la voile cela fatigue)mais j'avais aussi un but très ferme : visiter l'île de Tresco. Je l'avais déjà entraperçu lors de mon premier voyage aux Scillys; mais suffisamment "pas assez" visité pour me donner une envie terrible d'y passer aujourd'hui une journée entière. Le reveil, comme d'habitude tardif en cas de "day off" fut suivi d'un petit exercice de nage; non, je en suis pas aller à terre en nageant, ou plutôt si en nageant; mais la nage est un terme nautique qui veut dire "faire avancer un bateau avec des rames", on dit aussi pratiquer l'aviron, les terriens disent ramer.
     Comme nous étions marée haute, j'ai du nager pendant un (très, trop ?) grand quart d'heure; la force régulière des bras est toujours là, mais je commence à être lassé de voir tous les autres voiliers aller à terre avec une annexe motorisé; acheter un p'tit hors bord ? Pourquoi pas, l'idée commence à faire son chemin. Le plan était de traverser l'île d'est en ouest, et de rejoindre le "New Grimsby Sound" de l'autre coté de l'île Tresco; en chemin, je reconnus une petite chapelle que j'avais déjà vu cinq ans auparavant; l'île de Tresco appartient à une famille les Dorrien-Smith, dont cinq membres sont tombées durant les combats de la WWII, ci dessous ce que l'on appelle, il me semble, un épitaphe.



      En face de cette stèle funéraire, et avec l'orgue au dessus, il y a une boiserie avec des motifs nautiques, de très vieux voiliers.



     Et à coté de cette église, un sans doute très vieux cimetière avec ses pierres tombales dévorés par le sel et les vents marins.


  
     L'impact des propriétaires de Tresco sur l'île est très palpable; une impression spéciale de "réserve pour écolos" se dégage, pas de voitures à pétrole, uniquement électriques; et les panneaux de signalisation expriment non pas des distances, mais des durées en marche à pied.



     Le repas au "New Inn" fut ........ un désastre; voulant changer, car j'ai parfois une certaine mauvaise conscience à ne déguster que des "special burger" en Angleterre, j'ai exploré la carte, et choisi un "sea bass" (bar) aux petits légumes nouveaux. J'imaginais qu'un bar de ligne me serait servi, mais j'eu droit un "bar portion" venant d'une ferme aquacole grec et sortant du congélateur; le goût final n'étant que très peu différent de celui de la farine dont on l'avait nourri.

     Pour l'après-midi, le plan était les fameux "Tresco Garden"; une petite explication. Avec leur configuration,  les Scillys, îles plates, n'accrochent pas les nuages; et elles sont baignées par un bras du Golf Stream, il ne gèle donc jamais et toutes les plantes tropicales poussent à loisir; au final, ce jardin très français (avec un plan rectangulaire et des allées bien délimitées) regorgent de palmiers, cactus  et autres arbres des pays chauds.



    




     
   Difficile de retranscrire les impressions que procure un jardin tropical que cela soit par écrit ou par photos. Mais la suite fut encore plus étonnante.
    Je savais qu'il existait à Tresco un musée des figures de proue, et je n'avais aucune indication sur son emplacement; par le plus grand des hasards, je le découvris caché juste avant la sortie de ce jardin tropical.
     Les photos ci-dessous se passent de commentaires; nous sommes dans le musée qui abrite la "Valhalla Collection".
Entrée (à l'air libre) du Musée

Figure de proue et le naufrage associé

Lieux de naufrages

Listes de navires perdus dont le musée
à les figures de proue

Un naufrage parmi tant d'autres ....

Figures de proue, féminines oeuf corse
     Après de quasi pèlerinage sur les (si nombreux) navires ayant eu une "fortune de mer" aux Scillys (et oui, on appelle fortune de mer une regrettable mésaventure) je retraversais Tresco de l'ouest vers l'est et revins vers la cote sous le vent, regardant l'est. Cela ne me pris qu'un gros quart d'heure; ah, quelle plaisir procurent ces îles miniatures !
     Rendu sur cette côte Est, je remontais vers le nord pour rejoindre farfa en marchant sur les plages; et je peut définitivement confirmer à tous mes lecteurs que les plages de sable des Scillys sont vraiment très belles, isolées, resplendissantes de lumière; et qu'elles dégagent des sensations très intenses de plaisir salé; de plus, il est évident que l'on n'est pas gêné par une foule envahissante.


 
     Deuxième vue sur le mouillage de "Old Grimsby Sound", permettant de bien visualiser le petit endroit de tranquillité au milieu d'autres îles.


     Revenu sur farfa, et après un nouvel entrainement de nage sur mini farfa; je me retrouvais sur mon boat assez fière et content de sa journée et un peu fatigué de ces longues marches; un vrai repas consistant en une grande platée de filets de harengs a ragaillardi le matelot; la nuit s’annonçait peut-être agitée, sportive, un BMS avec 30 noeuds de vent était prévu; mais avec 20 mètres de chaîne et 10 mètres de câblot et 8 mètres de fond à marée haute, je m'estimais tranquille et je dormis très bien.

lundi 30 juillet 2012

The Cove => Old Grimsby Sound

L'île de Saint Agnes


     Une grande balade sur l'île de Saint Agnès, que je n'avais pas encore visité, était prévu pour cette journée. Avant de partir, j'ai fait une ultime (et donc la "vraie" dernière) tentative pour réparer, débloqué, un des deux embouts de mon tangon; rien n'y a fit, cette embout était bien rouillé de l'intérieur; en conséquence je ne pouvais plus utiliser le spi symétrique et devais me préparer à débourser +/- 500 € pour un tout neuf. 
     
   Une fois à terre, je commençais le tour complet de l'île; j'ai bien dit "complet" car aux Scillys, tout est si mignon et si petit que l'on peut être sur de faire le tour de chaque 'île entre une & deux heures !! Comme nous étions à marée basse, je put apprécier le talent du skipper qui avait son voilier au raz de la plage, devant tous les bateaux au mouillage.


farfa au premier plan
     Juste en sortant de l'anse "the Cove", et devant le "centre ville / débarcadère", en vrai quelques maisons et une auberge où je prendrais mon repas plus tard, je découvris une gigue récemment repeinte à l'extérieur de son hangar; que ces bateaux d'aviron sont élégants.
la gigue devant les tables du pub, le débarcadère au fond
   Et puis, je suis parti en balade, trouvant un chemin, un sentier qui allait me faire faire le tour de l'île; chemin peu carrossable, mais juste assez pour être dérangé trop souvent par des voitures type 4x4; j'arrivais à très belle baie dont j'ai oublié le nom; sur la photo, des yeux expertes dotés de jumelles automatiques pourraient apercevoir le phare de Bishop Rocks, au milieu de la ligne d'horizon, allez, croyez moi sur parole :-)



     Une église n'était pas loin, avec son très vieux cimetière, et ces quelques tombes vieillies à l'air marin; l’intérieur était tout empli de cette calme sérénité que les anciens et modestes monuments religieux savent dégagées.


      
     Un peu plus loin, un camping bien aménagé mais sans aucun doute réservé à des campeurs se satisfaisant d'une atmosphère "marine et vivifiante".



     En continuant mon chemin, je tombais sur le phare de Saint Agnès, une vision tout à la fois triste et encourageante; les lecteurs assidus des "aventures de farfa" savent mon attirance voir ma passion pour les phares; ces immenses bougies qui surgissent de la nuit pour éclairer les marins et leur supprimer craintes et angoisses nocturnes; tout au sommet de l'île de Saint Agnès, il y a ce phare qui a du guidé tant de bateaux. Mais aujourd'hui, ce bâtiment très bien entretenu présente une caractéristique étrange, ami lecteur, l'as-tu remarqué sur la photo ci-dessous ?


Le Phare de Saint Agnes
     Et bien sur le tout petit écriteau blanc sur la partie supérieure de la barrière, il y a un mot simple mais étrange un phare "private". Cette lumière nocturne (qui est d’ailleurs noté sous l’appellation "phare déclassé" dans les instructions nautiques) est devenu la résidence secondaire d'un anglais qui l'entretient au meiux.
     
     De retour vers le "centre ville / débarcadère" vers les 1 heure de l'après midi (c'est à dire midi en english time) je me commande mon traditionnel burger avec une bonne bière et m'assoie sur une des tables que l'on peut distinguer sur la photo de la gigue; au bout de quelques minutes, un anglais fort sympathique me demande s'il peut, avec son épouse s’asseoir à ma grande table vu toutes les autres sont occupées.
     La conversation a démarré rapidement, et (peut-on parler d'atomes crochus ou d'ondes de sympathie instantanées entre amateurs du milieu marin en général et de voiliers en particulier?) il se trouve que cet anglais, qui s’appelle Brian, est lui aussi amoureux non seulement de sa femme mais aussi de son voilier, d'un yawl. D'ailleurs mon anglais plus que médiocre m'a fait confondre pendant un certain temps le mot de "yole", c'est à dire embarcation de voile aviron de 6 à 8 mètres, avec la dénomination "yawl" qui désigne un voilier à deux mats dont celui de poupe est placé derrière l'axe de la barre.
     Brian est le grand-père de 10 enfants, et la majorité d'entre eux se sont, au fur à mesure qui l'après midi passait, joint à notre table; ah le plaisir d'être grand-père ! Sur la fin, il m'a expliqué qu'un régate / balade avait lieu début Août vers "the Cove" et qu'à cet occasion il allait, cet année remettre à l'eau son yawl après son chantier hivernal.
    Même les meilleurs moments ont une fin, et j'ai laissé Brian et sa famille finir leur après-midi et suis retourné sur le seuil de the Cove pour retourner sur farfa et poursuivre ma route; surprise en arrivant sur ce seuil : la marée est bien montée et non seulement elle dépasse le seuil mais mon mini farfa aurait pu être emportée si une bonne âme ne l'avait pas remonté sur le sable et assuré son "moulliage" en mettant une grosse pierre sur son bout d'amarrage.




     Rendu à bord de farfa, je levais l'ancre et pris la direction des "western rocks", ces groupes de rochers situés à l'ouest des îles Scillys; la météo a rapidement changé, et le beau soleil de "The Cove" se transforma en temps maussade et bruineux.
     Pour explorer ce coin, je choisis de suivre le chemin du guide Rondeau, une route qui a la forme d'un grand Z à travers les rochers; le guide mentionne que l'on peut voir les célèbres phoques des Scillys; malheureusement, nous étions à marée haute; et les phoques devaient être en train de chasser, plutôt pécher.
     Néanmoins le spectacle de ces rochers émergents de la mer, véritables poignards prêt à déchirer tous les bateaux qui s'approcheraient à quelques mètres est une vision tout à la fois horrible et magique, voir ci-dessous.



 

En vidéo, cela rend peut être mieux, le lecteur choisira !!


     N'oublions pas la star des Scillys le fameux brave et incroyable phare de Bishop Rocks qui doit certainement avoir à son actif plusieurs milliers de vie de marins sauvés.


  Après cette balade, en forme de pèlerinage, je repris la route dans le chenal central des îles Scillys, pour rejoindre le Old Grimsby Sound, route sous une pluie fine et sous génois seul.
    J'arrive en fin d 'après-midi dans ce sound... Que veut dire sound en anglais ? Et en français d'ailleurs car il y a des sound dans la partie française de la manche.
     Et bien et AMHA (à mon, humble avis) un sound est un endroit où la conformité de la côte, les anfractuosités et recoins de cette cote, permettent de délimiter un mouillage tranquille pour une direction du vent défini; ainsi ce Old Grimsby sound était-il parfait pour un vent de sud ouest comme nous avions ce jour; et je plantais ma pioche tranquillement dans ce sound.
     Je retrouvais aussi l'ami Jaoul au mouillage; p'tit apéritif et dîner suivirent sur son bateau.  

dimanche 29 juillet 2012

En allant vers "The Cove"


Petite
 balade vers un isthme

   Vraiment reposé avec une deuxième vraie nuit tranquille, je regorgeais d'énergie et en profitait, juste après le petit dej' vers les 10 heures du matin (il faut quand même laisser le matelot se reposer) pour gonfler mon annexe, le fidèle "mini farfa" depuis déjà huit ans, car il a bien résisté à un entretien sommaire en bénéficiant de soins adéquats; au final mini farfa et son moteur "deux bras" sont toujours en pleine forme.
     Le plan était de (re) visiter Hugh Town , la .. comment dire ... capitale ou plutôt plus  ville (grande ?), allez on va dire le bourg principal de l’île de Saint Mary; ne jamais oublier que les Scillys ne sont que quelques confettis de terre jetées par Neptune au large de la cornouaille britannique, juste pour faire mentir ceux qui croient que Land's end est la partie la plus ouest de la terre du Royaume Uni.
     Une fois dans mon annexe, et avec la belle luminosité d'une fin de matinée ensoleillé, je pris quelques photos de farfa, et l'une d'entre elle est maintenant, et pour quelques mois au minimum, la page d’accueil de ce blog; ci joint deux autres, dans la série :


 "les couvertures auxquelles vous avez échappé"




     AMHA (à mon humble avis) je trouve ces deux photos presque aussi réussies que la première, celle d'en haut du blog; le seul regret que je pourrais faire, c'est de constater que toutes les photos du skipper ne soient pas aussi esthétiques, charmantes, jolies qu'une seule photo du bateau; ainsi va la vie.


     Rendu sur l'île de Saint Mary, je montais visiter le fort, comme me l'avais recommandé l'ami Jaoul; cette forteresse est situé sur la presqu'île ouest, et me donne les mêmes impressions que beaucoup de ces édifices construit des deux cotées de la Manche (de l'English Channel) : que de temps, d'énergie, et d'efforts passées à l'art de la guerre durant ces derniers siècles !



          Retour au port; je me délectais à la pensée d'un bon repas dans ce temple de la voile qu'est le pub Mermaid, hélas, juste installé, la serveuse me donne un menu ... et le reprends 3 minutes plus tard: le restaurant est fermé, car le cuistot est en vacances :-(; je me contente d'une petite Guiness. Ami lecteur, n'ait aucune crainte, je trouve un autre pub, l'Atlantic qui permet au matelot de se régaler d'un bon déjeuner.

    Retour à Port Cressa écrasé de soleil, style Caraïbes et petite sieste sur la plage.

mini farfa au 1er plan

     De retour sur farfa, il me fallait décider où aller planter la pioche pour le soir; après les discussions avec Jaoul et voulant aussi faire de nouveaux mouillages, le choix s'est porté sur "The Cove"; comment présenter cette endroit ? La vidéo faite le soir même sera plus démonstrative qu'une explication écrite.




     Allez à ce mouillage ne m'a pas pris beaucoup de temps, une petite demi-heure; mais rendu sur place je me doutais qu'il y aurait beaucoup de bateaux présents; j'avais deux solutions me mettre derrière ou devant ce troupeau. Avec mon annexe équipé de son fameux moteur "deux-bras", et ne voulant pas passer trop longtemps à cette tache, je choisis de me mettre devant, pour être plus précis de mettre mon ancre de manière à avoir juste le minimum sous la quille soit 10 à 20 centimètres.
     En avant pour les calculs de marnage et de marée ! Entre la carte GPS et les hauteurs d'eau venant de l'almanach du marin breton, je choisis avec précision LA place idéale, celle qui devait me laisser les 20 centimètres sous la quille à marée basse et comme celle-ci était très exactement à 20h10, je pouvais surveiller de très prêt l'évolution; j'ai d’ailleurs profité de cette attente pour re étalonner mon sondeur avec une soude à main.
    Après un rapide tour à terre, et faire la vidéo ci-dessus, retour sur farfa et surveillance attentive des calculs du pi'taine; aucune angoisse, mais juste la certaine appréhension que l'on a quand on découvre le résultat d'un travail que l'on pense avoir bien fait. Et effectivement, le sondeur m'a bien indiqué le résultat voulu, les 10 à 20 centimètres sous la quille; hourra pour le pi'taine !!!


   Dîner à base de roll mops et gros dodo.

samedi 28 juillet 2012

Saint Mary, baie de Port Cressa

Journée de repos à Port Cressa

    Quelle belle nuit a passé le matelot après ces trois journées de navigation et cette arrivée en fin de journée, début de nuit ! Un premier réveil, vers les 10 heures, m'a permis de voir que lorsqu'il pleut aux Scillys, il pleut vraiment.

     Reparti immédiatement sous la couette, je fis mon deuxième réveil vers midi; très pratique pour cumuler petit déjeuner et déjeuner dans le même élan, et cela à base de spaghetti + salade. Dans la foulée, j'ai remonté l'ancre pour me mettre plus près de la plage, sur un corps mort. Les habitués de Port Cressa seront surpris; des corps morts à Port Cressa ? Et oui, depuis cet été, il y a une quinzaine de bouées, sur deux rangs, et un harbour master. Ces corps morts font partie d'un vaste plan de réaménagement de l'endroit, avec promenade bétonné et tout ce qui va avec. Une fois le corps mort pris, je remarque rapidement que le voilier juste à coté de moi, lui est resté sur ancre, est "Jaoul", dont le connait le skipper Régis par mail via Hisse et oh.

Jaoul Trisbal 44
      Avec mon grand pavillon HeO et mon farfa très reconnaissable dans ses teintes rouge, mais n'ayant pas encore gonflé mon annexe, je prends le pari facilement gagné qu'il va venir me serrer la pince avec son zodiac équipé d'un moteur neuf; tiens, une remarque en passant sur les moteurs d'annexe, il me semble que Régis faisait encore récemment l'apologie des moteurs "deux bras" :-). Acceptant son invitation d 'aller prendre un café rapide sur Jaoul, nous sommes restés jusqu'à 18 heures à refaire, avec son épouse Michelle, le monde en général et les bateaux en particulier; qu'il est facile de laisser parler deux vieux loups de mer de leur passion commune !
     De plus, sitôt cette conversation finie sur Jaoul (vers les 18 heures) elle reprit une petite heure plus tard sur farfa pour un apéritif copieux qui tient lieu de repas; et cela après avoir donné mes 15 £ réglementaires au harbour master venu les récolter avec un zodiac naturellement équipé d'un moteur de 100 ch..........